Virus

l’homme virus occident (pas les femmes)
est comme une patate dont la peau est l’essentiel de sa composition
et qui s’épluche lui-même avec frénésie
quand la mort s’invite au bal inconnu

l’homme
se déclare savant à l’avenant sur les réseaux qui prolifèrent
et pérore ses angoisses de ne pas saisir le temps qui passe
et ses aléas

l’homme omni émanent étiolé qui fabule les théories contingentes
d’une science auto révélée, rendu de ses incapacités à rester immobile dans l’attente
conçoit ses théorèmes élucubrés à qui veut bien croire avec lui-même
par un parfait désir de gesticuler comme un maître
de son truc
de son trac
de sa trique
ou sa petite terreur grandiloquente de disparaître sans avoir saisi l’essence ciel

l’homme arc-bouté écrit son grand livre blanc
il revendique une solution approximative et urgente à son immense désarroi
incapable de mourir sans raisons dans un foutoir vital

l’homme
quand l’univers se ligue pour l’éliminer
est d’une connerie insondable qui effraie même les mouettes
qui ne voyagent elles qu’à l’avenir
juste écoutent
et comprennent
la beauté de chaque geste qui ne dit rien

moi j’irai grimper seul une falaise sans fin
dans une « distanciation sociale » intrinsèque à mon âme qui se tait
encore
car je me fous de savoir comment et quoi et pourquoi survivre à du virus
et tout le reste et l’avant
et cela en accord avec un plan de vie immuable et silencieux
une trace carbone infinitésimale et un passage sans trace

que seuls les oiseaux fêteront

 

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